mardi 22 mai 2012

Tales of Beatrix Potter


Quelle idée originale que d'adapter les contes de Beatrix Potter en ballet! Vous imaginez Pierre Lapin, Madame Piquedrue ou Sophie Canétang faire des entrechats?
C'est étonnant, un peu déconcertant mais tellement réussi! Et surtout, les paysages du Lake District sont là, toujours aussi beaux et emprunts de nostalgie. C'est également très drôle et fidèle à l'univers de l'auteur.
Je vous invite à découvrir cette délicieuse création qui m'a séduite dès les premières minutes :



vendredi 11 mai 2012

dimanche 6 mai 2012

Le mystère de Mazo de la Roche

Petit clin d'oeil à Milly qui a évoqué ce film sur son blog : 

Long métrage documentaire sur Mazo de la Roche, une des écrivaines les plus prolifiques et adulées du 20e siècle. En 1927, son roman Jalna, qui relate la dramatique histoire d’une dynastie familiale, lui vaut immédiatement la reconnaissance internationale. Malgré cette célébrité, sa vie privée demeure une énigme. Depuis sa mort en 1961, Mazo de la Roche suscite la fascination et partout au monde, de nouvelles générations de lecteurs s’interrogent à son sujet. Un film de Maya Gallus. (52 min 12 s) 
(source : onf.ca)

Espérons qu'il sorte en DVD...

dimanche 29 avril 2012

Les yeux de Lady Macbeth (A pair of eyes or modern magic), Louisa May Alcott


Avec Les yeux de Lady Macbeth, Louisa ose le fantastique et nous offre une histoire effroyable qui ne ressemble en rien à l'univers bien connu de l'auteur. Ce court roman de moins de cent pages a été publié sous pseudonyme comme bon nombre de ses histoires au goût de scandale. Oubliez donc la morale et les bons sentiments pour pénétrer dans la littérature à sensation... Un régal.

Ici, notre héros, un artiste solitaire, recherche désespérément un modèle pour peindre le regard fixe, atone, mais non dénué d'intelligence de lady Macbeth dans son sommeil halluciné et ainsi achever son tableau. Démoralisé, il fait un jour la rencontre d'une jeune femme au regard étrange et pénétrant puis devient prisonnier, non plus de son art, mais d'un envoûtement qui le lie à jamais à son modèle. 
Deux esprits s'affrontent dans une lutte acharnée, cruelle. Qui dominera? Et à quel prix?
Les rôles s'échangent, le pouvoir virevolte de l'un à l'autre et finalement, tous deux se perdent sous nos yeux effarés.

Je vous conseille vivement ce petit roman puissant pour découvrir une facette, plus sombre, de l'auteur des Quatre filles du docteur March.

Lady Macbeth somnambule d'Henry Fuseli (1784)

Les yeux de lady Macbeth est paru aux éditions Interférences (que l'on peut remercier pour leurs remarquables traductions de trois romans de Louisa méconnus du public français)
A lire, toujours aux éditions Interférences : Secrets de famille et Derrière le masque.

vendredi 27 avril 2012

Sous les lilas (Under the lilacs), Louisa May Alcott


Autre roman jeunesse de Louisa May Alcott, Sous les lilas raconte l'histoire de Ben, un petit orphelin échappé du cirque où il est maltraité. Accompagné de son caniche Sancho, il trouve refuge auprès de la généreuse Madame Moss et de ses deux filles Bab et Betty.
La charmante voisine, Miss Célia, la bonne fée du roman, l'aime déjà comme une mère et le soutient à chaque épreuve.
Un étranger arrive alors que tout le monde est en plein préparatif de mariage. Aurait-il un lien avec Ben?
Je vous laisse le découvrir...

C'est un peu moralisateur encore une fois, mais touchant et tellement vivant!
Certains personnages de ce roman très attachant, m'ont fait penser aux malheurs de Sophie de la Comtesse De Ségur. En effet, Madame Moss et ses deux filles ne sont pas sans rappeler Camille, Madeleine et Madame de Fleurville.

Je le conseille donc à ceux qui aiment les histoires d'autrefois et qui n'ont rien contre les bons sentiments.

Sous les lilas est sorti en France aux éditions Hachette (bibliothèque rose) dans les années 50.

Les vingt ans de Rose (Rose in bloom), Louisa May Alcott


Que sont devenus nos huit cousins? Et Phoebe, la petite bonne que Rose avait prise sous son aile?
Rose a vingt ans et réfléchit sérieusement à son avenir. Comme dans le premier tome, elle est parfaite et ne pense qu'à faire le bien autour d'elle. Évidemment, le mariage est dans toutes les têtes mais il ne représente en rien une priorité. Avant tout, Rose veut faire quelque chose de bien de sa vie. Elle s'interroge : Comment gérer sa fortune de manière altruiste? Et comment aider l'un de ses cousins qui semble partir à la dérive un peu comme Laurie dans Les quatre filles du docteur March?
Quant à Phoebe, elle souhaite vivre de son art et mériter les attentions d'un autre cousin...
On ne suit pas réellement toute la ribambelle mais essentiellement Mac et Charlie.
A vous de découvrir la suite...

Ce tome est moins moralisateur que le précédent et plus centré sur les réflexions et interrogations de nos jeunes héros. Toutefois, à travers ce roman, Louisa semble vouloir avertir la jeunesse des dangers de l'alcool et de l'oisiveté. Chacun cherche donc sa voie avec plus ou moins de passion. Si Rose ne se laisse pas influencer en demeurant sur le droit chemin, l'un de ses cousins, lui, se risquera à quelques frivolités...

Encore un joli moment à passer au côté de Louisa...

lundi 23 avril 2012

Rose et ses sept cousins (Eight cousins), Louisa May Alcott


Rose et ses sept cousins raconte l'histoire de Rose Campbell, une orpheline de 13 ans recueillie par ses tantes. Malgré la bonne volonté de celles-ci, Rose ne parvient pas à retrouver la joie de vivre. Il faudra attendre l'oncle Alec et ses méthodes d'enseignement avant-gardistes ainsi que la présence chaleureuse de ses sept cousins débordant d'énergie pour voir Rose s'épanouir.

La famille est très nombreuse alors voici un petit récapitulatif :

- Les grands-tantes de Rose : Miss Patience et Miss Prudence (Aunt Peace et Aunt Plenty en V.O.)
- Les tantes : Myra, Juliette (Jane en V.O), Clara et Jessie
- Les oncles : Mac (époux de tante Juliette) et Alec, le protecteur de Rose
- Les cousins :
* Le fils de tante Clara :
Charlie surnommé le prince charmant (Prince Charlie en V.O.)
* Les enfants de tante Juliette et oncle Mac :
Mac, le rat de bibliothèque
Steve, le dandy
* Les enfants de tante Jessie :
Archie, l'aîné des cousins
Georgie (Geordie en V.O.), Will et Jamie, le cadet

On retrouve dans ce roman un peu moralisateur, il faut bien le dire, quelques principes de l'éducation que Louisa a reçu de ses parents comme la nécessité de corriger son caractère dès le plus jeune âge et l'importance du sport pour les garçons comme pour les filles dans l'idée que seul un corps sain peut recevoir un esprit sain (esprit qui doit être amené à s'élever intellectuellement et spirituellement).
Comme dans les quatre filles du docteur March, le but à atteindre étant de devenir meilleure, Rose découvre le don de soi jusqu'au sacrifice ainsi que l'empathie. C'est auprès de Phoebe, la petite bonne de la maison mais également sa nouvelle amie, qu'elle découvre les plus belles valeurs humaines.

Voilà l'écueil des éducations actuelles. Toutes les maîtresses de pension semblent avoir pris pour devise : "Tout effleurer et ne rien apprendre." Moi, je dis au contraire : "Savoir peu, mais savoir bien".

Heureusement, le roman ne se limite pas à une succession de principes éducatifs. Les personnages sont très attachants et même si Rose est un peu trop parfaite à mon goût, j'ai eu plaisir à suivre ses petites aventures et à faire connaissance de ses cousins turbulents.

Rose et ses sept cousins est sorti en France chez Hachette (bibliothèque verte). J'ai la chance d'avoir trouvé ce roman illustré par de nombreuses gravures aux éditions La guilde des jeunes Lausanne. Je n'aime pas trop les illustrations de la bibliothèque verte trop marquées par les années 50 à mon goût (Rose porte un charmant pantalon sur l'une d'elles). En revanche, dans mon édition, le roman se termine sur une conclusion inexistante dans la version originale intitulée sept ans après.

Je lis actuellement la suite de ce roman, Les vingt ans de Rose (Rose in bloom). Je vous en parle prochainement.